Coalition de l'opposition : Le Pds et ses alliés en zone de turbulences

mercredi 15 septembre 2021 • 179 lectures • 0 commentaires

Politique 1 semaine Taille

Coalition de l\'opposition : Le Pds et ses alliés en zone de turbulences

Le Congrès de la Renaissance Démocratique (Crd) prend acte des départs de ses membres Thierno Alassane Sall (TAS) et du juge Ibrahima Dème de la coalition mise en place par des partis d’opposition autour de Me Abdoulaye Wade et décide de poursuivre cette alliance en direction des élections locales, même s’il n’exclut pas d’autres défections en vue. 

La coalition de partis d’opposition autour de Me Abdoulaye Wade est secouée. Moins d’une semaine après sa mise en place, ce cadre, regroupant une partie de l’opposition, a enregistré des départs. Le juge Ibrahima Dème, leader du Mouvement Ensemble, et Thierno Alassane Sall (TAS), leader du parti La République des Valeurs (Rv) ont décidé de s’en démarquer. Les deux responsables politiques avaient rejoint cette coalition dans le cadre du Congrès de la renaissance démocratique (Crd). Qui, dans un communiqué rendu public hier, déclare : «Le Crd constate que le Mouvement Ensemble du juge Ibrahima Dème et le parti La République des Valeurs de l’ancien ministre Thierno Alassane Sall, après avoir donné leur accord pour la participation du Crd à la mise en place d’une coalition électorale de l’opposition, se sont rétractés. La conférence des leaders du Crd en prend acte et poursuit la construction de la nouvelle coalition avec Jotna, le Parti démocratique sénégalais (Pds), Bokk Gis-Gis (Bgg) et Aj/Pads.» Ces départs sont déplorables, aux yeux de Moussa Bèye, Secrétaire national à la communication de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act). Ce proche collaborateur de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye regrette l’attitude de Thierno Alassane Sall et du juge Dème qui, selon lui, sont des membres éminents du Crd. Surtout, précise-t-il, «pour Thierno Alassane qui a été de tous les combats. Il était au courant de tout ce qui se passait. Il s’était engagé et je ne comprends pas comment il a pu revenir sur sa décision. Mais, de ce que j’ai compris de son communiqué, il me semble qu’il fait la part des choses, c’est-à-dire qu’il se désengage sur le plan national, mais sur le plan local, il est allié au Pds. Donc, il y a une certaine nuance à apporter à ce niveau-là». 


«D’autres départs de la coalition, ce n’est pas impossible»
Si Moussa Bèye est un peu surpris par ces départs, c’est parce qu’il a vu ces leaders à l’œuvre au sein du Crd, qu’il était convaincu par la sincérité de leur collaboration. Il explique : «C’est quelque chose qu’on déplore d’autant plus que le Crd a été créé à l’issue de la Présidentielle de 2019, donc ce sont des gens qui ont eu une certaine culture de travailler ensemble, d’avoir une certaine proximité. Maintenant, les formations restent autonomes, parce qu’ici, nous ne sommes pas dans une coalition électorale.»
Les départs de Thierno Alassane Sall et du juge Ibrahima Dème peuvent être considérés comme les premiers coups d’éclat au sein de cette coalition autour de Me Abdoulaye Wade. Les membres de ce cadre s’y préparent. Car, précise le Secrétaire national à la communication de l’Alliance pour la citoyenneté et le travail (Act), rien n’est encore figé. «Nous sommes dans une dynamique, éventuellement il faut s’attendre à ce que d’autres arrivent ou d’autres partent. D’autres départs, ce n’est pas impossible. Actuellement, il y a juste des intentions de travailler ensemble. Je n’ai pas de doute qu’il y aura d’autres mouvements, mais je suis quand même optimiste. Je pense qu’on va plus enregistrer des arrivées qu’autre chose. Je n’ai pas encore regardé pour le Crd, mais du côté de Jotna, il y a des arrivées depuis avant-hier», dixit Moussa Bèye. Qui loue la constance de Abdoul Mbaye, Mamadou Lamine Diallo, Pape Sarr de la Ld-Debout, du professeur Bouba Diop de Taxaw Teem, etc. A l’en croire, ces derniers sont des gens qui se retrouvent en termes de noblesse, de combat, d’idées et d’idéologies. «Ce sont des gens qui arrivent à se parler franchement et facilement», dit-il. 
Par ailleurs, le camarade de l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye pense que les leaders politiques sont en train de faire la confusion entre les élections locales et la Présidentielle de 2024. Pour beaucoup de responsables politiques, surtout de l’opposition, ces Locales constituent un référendum en direction de la prochaine Présidentielle. Ce que réfute Moussa Bèye de l’Act. «Ce ne sont pas les mêmes dynamiques. Si les gens analysent le contexte local en essayant de se positionner pour 2024, je pense qu’ils sont en train d’avoir une stratégie qui n’est pas nécessairement bonne pour les Locales. On a des états-majors qui se réunissent, mais l’essentiel du travail se fera à la base», souligne M. Bèye.
SOPHIE BARRO

Cet article a été ouvert 179 fois.

Publié par

Namory BARRY

admin

Soyez le premier à commenter

Je m'appelle

Téléchargez notre application sur iOS et Android

Contactez-nous !

Ndiaga Ndiaye

Directeur de publication

Service commercial