Jaw Ketchup : «Je suis conscient qu’il y a des limites et qu’on ne peut rire de tout. J’ai fait une erreur»

mardi 31 août 2021 • 1229 lectures • 0 commentaires

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Jaw Ketchup : «Je suis conscient qu’il y a des limites et qu’on ne peut rire de tout. J’ai fait une erreur»

Il n’oubliera pas de sitôt son lynchage sur les réseaux sociaux. La faute à une vidéo qui a été publiée sur sa page Facebook à son insu. L’image de l’humoriste qui se livre à des pas de danse devant le cadavre de sa petite-amie, n’a pas du tout été du goût des internautes. Certains qui considéraient que Jaw Ketchup faisait l’apologie du Féminicide, ont appelé à le boycotter.

Face à L’Obs, il soutient que son compte a été piraté et que la fameuse vidéo n’était pas destinée à être diffusée. Occasion toute trouvée pour parler de sa carrière, de son récent divorce… 


Vous avez occupé le devant de la scène ce week-end, à cause d’une vidéo publiée sur votre compte Facebook. Elle était censée faire rire, mais à l’arrivée, vous avez récolté la colère et l’indignation de plusieurs internautes, particulièrement féminins. Elles vous accusent de faire l’apologie du féminicide… 
L’erreur est humaine et cela peut arriver à tout chacun. Particulièrement nous qui évoluons dans le milieu de l’art. Notre humour peut parfois être mal perçu. Cela a d’ailleurs été le cas avec cette vidéo-polémique. Le public en a eu une autre approche, différente de la mienne. Toujours est-il qu’elle ne devait même pas être diffusée. Je l’ai tournée il y a plusieurs mois. Après l’avoir proposée aux membres de mon staff, ils m’ont conseillé de ne pas la sortir, ne la trouvant pas intéressante. C’était donc stocké dans les brouillons de ma page Facebook. Malheureusement, il y a deux semaines de cela, mon compte a été piraté. J’ai porté plainte devant la Cdp (Commission de protection des données personnelles) et l’enquête est en cours. J’ai également saisi Facebook. Je n’étais pas le seul dans ce cas, beaucoup de célébrités en ont été victimes à la même période. Au début, je ne croyais même pas que c’était du piratage. Je pensais que Facebook l’avait fait pour renforcer son système de sécurité. Cependant, quand j’ai vu que des contenus étaient publiés à mon insu, j’ai commencé à douter. 


De quand date cette plainte ? 
Une semaine après avoir constaté le piratage, j’ai déposé la plainte. On m’a dit qu’il fallait que j’attende 64 jours pour avoir à nouveau accès à mon compte. Entre-temps, le pirate a publié des contenus sans que je ne puisse avoir un contrôle là-dessus. C’est ainsi qu’il a pioché dans les brouillons et publié cette vidéo. Cela m’a causé énormément de tort. Certains m’ont même accusé de faire l’apologie du féminicide. Ce que je ne ferais jamais. Je voue un profond respect aux femmes et j’ai toujours été avec elles, dans leurs combats. J’ai même l’habitude de faire des publications dans ce sens, histoire de sensibiliser mes Followers. Je suis conscient qu’il y a des limites à tout et qu’on ne peut rire de tout. Je suis désolé de la tournure qu’ont prise les choses. Je présente mes excuses à tous ceux qui ont été touchés et déçus par ce contenu.


«En tournant cette vidéo, je voulais parler des ruptures amoureuses»


En tournant cette vidéo dans laquelle vous dansez devant le cadavre de votre petite-amie, quel message vouliez faire passer ?
Lorsque je faisais cette vidéo, c’était un pur hasard. Je l’ai tournée sans arrière-pensées et c’était plus pour parler des ruptures amoureuses. Parfois, je vais au feeling et je propose des contenus. Si je vois que c’est susceptible de ne pas trop accrocher, je le range aux oubliettes.


Malgré vos excuses, certaines femmes influentes sur les réseaux sociaux ont invité leurs semblables à ne pas pardonner car, ce serait trop facile, disent-elles…
Je peux comprendre leurs inquiétudes. Seulement, je peux bénéficier de circonstances atténuantes. Non seulement, je ne l’ai pas diffusée de mon propre chef et je ne suis pas non plus un habitué des faits. C’est la première fois que cela m’arrive, elles peuvent bien passer outre. Je suis jeune et les accidents de parcours, ça arrive. Depuis le début de ma carrière, je travaille avec des ONG qui œuvrent contre les violences faites aux femmes. Ils ont été les premiers à m’attaquer et j’ai reconnu mon erreur.


D’ordinaire, les contenus que vous postez sont partagés, beaucoup en rient et cela contribue à faire grimper votre capital sympathie. Du jour au lendemain, c’est l’effet inverse. Qu’est-ce que cela vous a fait ?
Forcément, on est un peu préparé à ce genre de situation lorsqu’on évolue dans le domaine artistique. C’est le revers de la médaille. Les critiques, on est obligé d’en tenir compte pour mieux gérer notre carrière. Savoir reconnaître ses erreurs et présenter ses excuses, c’est aussi synonyme de grandeur. 


En dehors de cette vidéo à l’origine de cette controverse, d’autres contenus ont été partagés sur votre page. Quel en est la nature ?
Effectivement, c’est le cas. Heureusement jusqu’ici, je n’ai pas vu de contenus qui puissent heurter la sensibilité des gens. Mais, ceux qui me suivent savent que je ne publie ni ne partage d’habitude. 


Voilà deux ans que vous avez entamé une carrière professionnelle dans l’humour. On peut dire que vous avez fait du chemin en si peu de temps…
Je me débrouille du mieux que je peux. Voilà deux ans que je me suis lancé et je m’efforce d’avancer pas à pas, même si ce n’est pas de tout repos. Je travaille sur des projets qui, j’en suis certain, pourraient encore plus booster ma carrière. 


Vous menez également en parallèle une carrière à la radio ? Comment ça se passe pour vous ?
L’animation radio est aussi une passion. Alors si le temps me le permet, je m’y adonne. Quoi que, mon métier d’humoriste me prend énormément de temps. Je m’inspire souvent de l’actualité au Sénégal pour créer des vidéos. C’est ma marque de fabrique. Soit, je fais des parodies musicales ou je me filme en train de traiter des faits avec une bonne dose d’humour. Ce n’est pas aussi facile qu’il n’y paraît, car c’est tout un travail derrière, qui me prend beaucoup de temps. C’est la raison pour laquelle actuellement, j’ai mis une croix sur tout ce qui est radio, télé pour me concentrer au maximum sur les réseaux sociaux. 


Ce succès soudain, vous le vivez comment ?
Je le vis naturellement ! Pour moi, je suis encore loin d’avoir atteint mes objectifs. Même si c’était le cas, j’allais rester le même. De mes débuts à maintenant, mon métier m’a ouvert beaucoup de portes et j’ai eu plein d’opportunités. Toutefois, il me reste encore du chemin à parcourir. J’essaie également d’investir dans d’autres domaines. 


«Pourquoi j’ai divorcé après 7 mois et demi de mariage…»


Récemment votre divorce a été annoncé sur Internet, après quelques mois seulement de mariage. Est-ce avéré ? 
C’est ma vie privée et je ne veux pas trop m’avancer là -dessus. Mais, mon statut de personne célèbre fait que mes moindres faits et gestes sont exposés. Je peux tout juste vous confirmer cette information. Je me suis marié, toutefois, au bout de 7 mois et demi, j’ai divorcé. Cela faisait partie de mon destin et je ne peux que l’accepter. Dieu en a décidé ainsi. Mon ex-épouse est une bonne femme.


Qu’est-ce qui n’a pas marché entre vous ?
Je ne peux pas en parler, ce serait à la limite un manque de respect. 


Avez-vous pris le temps de vous connaitre avant de vous unir ?
Nous avons été ensemble pendant plus de 2 ans, avant de nous marier. On se connaissait bien. Cela devait juste se passer comme ça. Je lui souhaite de trouver chaussure à son pied et de refaire sa vie. Tout comme, je me le souhaite à moi-même. 


Vous n’êtes pas quelque part déçu. Etes-vous à nouveau dans les dispositions de vous remarier ? 
Bien sûr que oui ! Si jamais je trouve celle qu’il me faut, une femme pieuse avec des valeurs, je me marierais aussitôt. Je ne suis nullement déçu. Je continue à vivre ma vie comme avant.


Votre célébrité n’a-t-elle pas joué en votre défaveur. Vous êtes généralement courtisé et ça ne plait pas forcément aux épouses ?


Je suis à mille lieues de tout ça. Ce n’est pas mon genre de collectionner les conquêtes. Mon travail reste ma priorité. Je me suis marié à 22 ans, cela prouve que je suis quelqu’un de rangé. Je voulais me caser pour éviter de m’embarquer dans certaines situations. 


Aviez-vous les épaules larges ou la maturité qu’il fallait pour prendre une épouse ?
Mes parents ont divorcé lorsque j’avais 8 ans. Très tôt, j’ai été responsable, je n’étais même pas majeur. J’ai sous ma responsabilité mon jeune frère aujourd’hui, il est en deuxième année à l’université. C’est vous dire que je suis assez mature et responsable pour prendre une épouse…
MARIA DOMINICA T. DIEDHIOU

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Publié par

Namory BARRY

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