L’Etat retarde le démarrage de l’évaluation du processus électoral

mercredi 3 mars 2021 • 42 lectures • 0 commentaires

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L’Etat retarde le démarrage de l’évaluation du processus électoral

Contrairement à l’audit du fichier financé par l’Usaid et dont les travaux ont démarré depuis le 17 février dernier, les cinq (5) experts choisis pour l’évaluation du processus électoral n’ont toujours pas commencé leurs activités. Les évaluateurs sont suspendus à la volonté de l’Etat du Sénégal qui doit financer cette opération. 

Les quatre (4) experts choisis pour l’audit du fichier électoral ont démarré le travail. Le mercredi 17 février dernier, ces auditeurs sélectionnés par le Cabinet Era ont rencontré le comité de suivi. Ce qui marque, selon un acteur du processus, le début de l’audit. «Les quatre (4) auditeurs étaient là avant, mais nous avons considéré que le point de départ de leurs travaux, c’est la première rencontre avec le comité de suivi», fait-il savoir. Avec un programme d’activités ficelées, les auditeurs sont en train de dérouler. Tout le contraire des experts chargés d’évaluer le processus électoral. Il était prévu que ces deux opérations se fassent en même temps. Les délais de 90 à 120 jours, retenus par les acteurs dans le cadre de ces opérations, doivent prendre en compte l’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral. Mais, aujourd’hui, le constat est que l’audit du fichier électoral qui est financé par l’Usaid se déroule correctement, alors que l’évaluation du processus électoral tarde toujours à démarrer. Les cinq (5) experts devant procéder à l’évaluation du processus ont déjà été recrutés. Maintenant, il reste à l’Etat du Sénégal d’honorer son engagement de financer cette opération d’évaluation du processus électoral. Ce qui tarde à se faire. Selon des informations recueillies auprès des acteurs membres du processus, l’Etat n’a toujours pas «décaissé» les fonds pour le financement de cette opération. D’ailleurs, la commission cellulaire a adressé une demande d’audience au ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique, Antoine Félix Abdoulaye Diome, pour des informations relativement au financement de cette opération par l’Etat du Sénégal. La requête du Professeur Babacar Kanté et son équipe a été prise en compte. Le ministre Antoine Félix Abdoulaye Diome a accédé à la demande d’audience de la commission cellulaire. Selon nos informations, le ministre de l’Intérieur et de la sécurité publique va recevoir, dans la semaine, les membres de la commission cellulaire. Mais, nos informateurs n’ont pas donné de date précise sur cette rencontre. L’évaluation du processus électoral peine à démarrer. Et pourtant, cette opération serait beaucoup plus compliquée que l’audit du fichier qui a commencé en premier. «Parce que, révèle une source bien au fait de ces opérations, c’est la base de données qu’il faut pour faire l’audit du fichier alors que l’évaluation concerne tout le processus, depuis la création des nouvelles cartes d’identité et d’électeur en 2016 jusqu’à la proclamation des résultats de l’élection présidentielle de 2019. Donc, l’évaluation va nécessiter beaucoup de temps que l’audit.» 
 
«Le ministre Antoine Diome rencontre la commission cellulaire dans la semaine»


En attendant, les auditeurs, eux, déroulent leur programme. Déjà, lors de leur rencontre avec le comité de suivi, ils ont eu à présenter un planning de leurs activités. Les parties ont échangé globalement sur les modalités de déroulement de l’audit. Les auditeurs ont exposé leur méthodologie et planning de travail qui a été amandé par le comité de suivi. Et, dans le cadre de leur planning, il a été retenu que les auditeurs rencontrent le comité de suivi une fois par semaine pour faire le point, mais aussi à chaque fois que c’est nécessaire. Il était aussi prévu que les auditeurs rencontrent les entités politiques (majorité, opposition et non alignés) et la société civile. «Ces rencontres, c’est pour un échange global sur les attentes que les pôles ont par rapport à cet audit», informe notre interlocuteur. Qui souligne que les auditeurs du fichier vont travailler avec la Direction de l’autonomisation du fichier (Daf) et la Direction générale des élections (Dge). Car, rappelle-t-il, un fichier électoral, c’est une base de données et il ne faut pas oublier que le fichier électoral a été audité en 2018 avant l’élection présidentielle de 2019. «Les auditeurs étaient en train de faire la revue documentaire, faire le point sur ce qui a été fait. Parce que, c’est clair qu’ils vont utiliser les documents issus de cet audit-là.» Toujours dans leur programme d’activités, les auditeurs prévoient de faire des descentes sur le terrain. Selon nos sources, ils vont sélectionner des communes pour aller voir, un peu, comment ça se passe là-bas. 
SOPHIE BARRO

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Publié par

Namory BARRY

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