La commission Ad hoc livre Ousmane Sonko à la plénière de l’Assemblée 

mardi 23 février 2021 • 47 lectures • 0 commentaires

Politique 1 semaine Taille

La commission Ad hoc livre Ousmane Sonko à la plénière de l’Assemblée 

Il est parti pour être le sixième député à perdre son immunité parlementaire sous le régime du Président Macky Sall. Après Abdoulaye Baldé, Oumar Sarr, Ousmane Ngom, Barthélémy Dias et Khalifa Sall, Ousmane Sonko est livré à la plénière de l’Assemblée nationale chargée de statuer sur son cas. La commission Ad hoc, réunie hier lundi, en a décidé ainsi.

Comme ses devanciers qui sont passés sous la guillotine de l’Assemblée nationale, le leader de Pastef/les patriotes, accusé de viols répétés et de menaces de mort par Adji Sarr, masseuse au salon «Sweet Beauté», a brillé par son absence. Malgré ce refus de déférer à sa convocation, la commission Ad hoc a bouclé ses travaux avant de transmettre le dossier à l’Assemblée nationale qui devra décider du sort du député en séance plénière. Même si elle s’annonce houleuse avec la majorité et l’opposition qui se regardent en chiens de faïence, le sort de Ousmane Sonko semble déjà scellé. La levée de son immunité parlementaire pourrait se faire au plus tard jeudi prochain.


Pourtant, le président du groupe parlementaire Liberté et Démocratie, Cheikh Bara Doli Mbacké (Pds), s’est battu jusqu’au bout pour lui éviter la guillotine. Alors que les deux autres défenseurs de Ousmane Sonko, Cheikh Bamba Dièye et Moustapha Guirassy, ont démissionné de la commission Ad hoc, le président du groupe parlementaire «Liberté et démocratie» s’est dressé contre les députés de la majorité pour s’opposer à la levée de l’immunité parlementaire du député de Pastef. «Notre position demeure la même. Notre combat, c’est de continuer à défendre Ousmane Sonko, victime d’un complot politique. Ce qui est injuste», se désole Cheikh Mbacké Bara Dolli, au sortir des travaux de la commission. A ceux qui se demandent pourquoi il n’a pas quitté la commission en même temps que Cheikh Bamba Dièye et Moustapha Guirassy, il répond : «Je ne vais pas démissionner. Nous restons dans la commission et nous allons continuer à défendre Sonko. On ne fera pas la politique de la chaise vide. Ma position, c’est de continuer à se battre, c’est ce que j’ai reçu comme instruction des chefs de parti qui m’ont porté à la tête du groupe parlementaire, à savoir : le Président Abdoulaye Wade, le président Pape Diop, Mamadou Lamine Diallo «Tekki» et Mamadou Diop «Decroix», vice-président du groupe. Et nous continuerons notre combat, même en plénière. Nous poursuivrons ce combat car nous voulons que dans les Procès-verbaux, les générations futures sachent que le groupe «Liberté et démocratie» a combattu cette injustice.» 
CODOU BADIANE

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Publié par

Namory BARRY

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