La vérité sur la disparition des deux filles du maire Moustapha Mbengue 

mercredi 24 novembre 2021 • 436 lectures • 0 commentaires

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La vérité sur la disparition des deux filles du maire Moustapha Mbengue 

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Fausse alerte à Keur Massar. Après la grosse agitation qui a suivi l'annonce de la disparition des filles du maire Moustapha Mbengue, tout s’est subitement dégonflé comme un ballon de baudruche. L'Observateur est en mesure d'affirmer qu'il n'y a pas eu d'enlèvement et que l'empressement des proches du maire est à l'origine de toute l'agitation qui a été constatée hier.

C'est la mer qui a pris feu ! Pour dire que les deux filles du maire n'ont jamais été enlevées. Ce qui s'est passé est très simple et facile à comprendre, car on est passé tout près d'un lynchage qui aurait pu faire une victime malheureuse. Lundi dernier, une dame, dont nous taisons le nom, qui a ses habitudes au domicile du maire de Keur Massar, s'est présentée à nouveau pour discuter avec la famille, demander des nouvelles du maire et certainement espérer retourner à son domicile avec un peu d'argent...noué à un coin de son pagne. Le maire n'était pas présent, cette fois, pour lui remettre un peu de sous comme d'habitude. Au moment de quitter la maison, les deux filles du maire, familiarisées à la dame, s'accrochent à elles et se mettent à pleurer en la suppliant de les amener avec elle. C'est alors que la dame accède à la demande des deux enfants et promet de les ramener dès qu'elles se seront calmées. Ne dit-on pas que l'enfant, de même que la personne âgée, sont des rois dans notre société ? Au moment de quitter avec les deux filles accrochées à son pagne, la bonne dame n'a point été inquiétée par le vigile, également habitué à la voir dans la maison. 
A son arrivée chez elle en compagnie des deux filles, la bonne dame, fatiguée, les laisse jouer avec les enfants de leur âge. Puis elle n'insiste pas lorsque les filles qui semblent se plaire dans sa maison lui expriment leur souhait de passer la nuit avec elle. En bonne mère de famille, elle accepte et se propose de les ramener dès qu'il fera jour. Au petit matin du mardi (hier), elle envoie son fils informé la famille du maire et leur dire qu'elle va ramener les enfants dans l’après-midi. Elle était loin de se douter que l'absence des deux filles avait installé la panique dans la famille du maire dont un des proches s'est dépêché très vite pour alerter la gendarmerie de ce qu'ils ont considéré comme un enlèvement. La clameur s'en saisit, les réseaux sociaux entrent dans la danse en divulguant les photos des deux filles et en lançant un avis de recherches... prématurées. C'est alors le branle-bas avec des explications les plus fallacieuses qui ont circulé aux quatre coins de Keur Massar, de la banlieue et de tout le pays. La nouvelle atterrit en Turquie où séjourne le maire. Cela, la dame ne le savait pas. Et lorsqu'elle décide enfin de ramener les enfants, elle trouve une foule monstre rassemblée au domicile du maire, sans compter la presse à la recherche d'informations chaudes. A son arrivée, elle est presque séquestrée. Tout le monde crie à la correction, au lynchage. La gendarmerie de Keur Massar, alertée depuis les premières heures de cette affaire, se déploie sur les lieux et découvre, après audition, que c'était juste une fausse alerte. La bonne dame qui n'en revient toujours pas, n'a pas été arrêtée «parce qu’il n'y a aucun motif en la matière». Un empressement à crier à enlèvement qui aurait pu faire une victime. 
ALASSANE HANNE

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Publié par

Namory BARRY

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