Le film de l'accident qui a fait 10 morts à Fatick

jeudi 2 septembre 2021 • 513 lectures • 0 commentaires

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Le film de l\'accident qui a fait 10 morts à Fatick

Un accident d’une rare violence s’est produit hier mercredi, dans la région de Fatick. Il a fait une dizaine de morts. Sédhiou qui a perdu 7 de ses fils, a payé le plus lourd tribut dans ce drame.

Alors que le chauffeur malien qui avait tué les quatre personnes à bord d’un taxi à Kaolack au cours d’un accident de la circulation venait d’être condamné, un autre accident encore plus grave était enregistré  dans la région de Fatick. Un bus ayant pris départ dans l’après-midi, à la gare routière de Sédhiou, est entré en collision avec un camion transportant du bois mort. Le choc plus que violent a fait d’abord 7 morts sur le coup et 22 blessés, dont la plupart étaient dans un état grave. La tragédie est survenue dans la nuit du mardi au mercredi, entre la commune de Diouroup et le village de Ndiongolor, sur la nationale N° 1, dans l’arrondissement de Tattaguine (région de Fatick). Au fil du temps, certains blessés graves ont fini par succomber et le bilan se serait alourdi, allant jusqu’à 10 morts, dont les trois étaient à bord du camion en partance pour Dakar et les 7 autres sont originaires de Sédhiou. Ablaye Ndiaye, le chef de la gare routière de Sédhiou, informé juste après le sinistre, est inconsolable. «Le défunt chauffeur est un frère, j’allais dire même un fils. Il est tout pour moi. La femme de son grand-frère qui a effectué le voyage avec lui, est aussi tout non seulement pour moi mais pour Sédhiou. Elle était une commerçante dévouée, engagée mais surtout serviable», a dit Ablaye Ndiaye. Et d'ajouter : «C’est tout Sédhiou qui pleure aujourd’hui, notamment la famille des transporteurs, des chauffeurs et des usagers de la gare de Sédhiou et d’ailleurs».
Les autorités de la gare routière ont dépêché à Fatick une forte délégation avec des représentants des différentes gares routières de la région et de Kaolack. L’objectif de ce déplacement est de se rendre auprès des blessés pour leur apporter un soutien moral et financier, partager avec les parents des victimes toute la peine qu’ils ressentent en ces moments de tristesse. Sur les lieux, ils ont trouvé le ministre maire de Sédhiou venu, lui aussi, apporter son soutien moral et financier pour la prise en charge des blessés et pour le convoyage des corps sans vie vers Sédhiou. Abdoulaye Diop, ministre de la culture et de la communication, après avoir exprimé tout son regret et sa peine, a magnifié le professionnalisme des services de secours qui ont fait cinq tours pour évacuer les accidentés vers l’hôpital régional de Fatick. Lamine Koura fait partie aussi de ceux qui ont perdu un parent dans cet accident. Jusque-là, il n’arrive pas à se retenir, revoyant l’image du bus qui quittait Sédhiou le mardi après-midi. Dans un premier temps, il a tenté de lister les victimes mais, l’émotion lui a vite brisé la voix. «C’est difficile, c’est difficile. Il y a beaucoup de morts je ne sais combien», grommela-t-il. Balla Moussa Dramé éprouve lui aussi le même sentiment de mélancolie. «C’est douloureux d’avoir perdu autant de personnes en un jour, sans s’y préparer. Nous sommes profondément affectés pour n’avoir jamais connu autant de douleur, sinon en 2014, lorsque le bus transportant les étudiants venus voter a fait un choc sur le chemin de retour à Kaolack», a-t-il rappelé. Selon des sources de L’Observateur, ce sont le chauffeur du bus, sa belle-sœur, l’apprenti-chauffeur et un militaire habitant le quartier de Santossou, qui sont, pour l’instant, identifiés dans la commune. Les trois autres victimes habitaient à Koussy, village situé à 20 kilomètres au nord de la commune de Sédhiou.
Hier mercredi, toute la journée durant, Sédhiou a offert l’image d’une ville sinistrée, frappée de tristesse et de consternation. Aussi bien chez les autorités politiques, administratives religieuses et coutumières, qu’au sein de la population, l’émotion est vive et le deuil se lit sur tous les visages. Ça pleure dans les huit quartiers et les activités économiques sont presque nulles.
Georges Marie Correa

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Publié par

Namory BARRY

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