Le Sénégal, une des économies les plus dynamiques en 2023, "une fumisterie du FMI..."

mercredi 27 octobre 2021 • 452 lectures • 0 commentaires

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Le Sénégal, une des économies les plus dynamiques en 2023, \

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Selon les prévisions du Fonds monétaire international (Fmi), le Sénégal pourrait connaître une croissance à deux chiffres en 2022. Une projection qui n’est pas toujours signe d’amélioration du quotidien pour les populations.

Le Sénégal sera l’une des économies les plus dynamiques en 2023. Avec 10, 8 % prévu, il devrait être parmi l’un des trois pays africains avec une croissance à deux chiffres. Un bond considérable, si l’on sait que les prévisions pour 2022, le place au 17e rang avec un taux de croissance de 5,5 %. Des informations du Fonds monétaire mondial (Fmi) contenues dans le Rapport sur les perspectives de l’économie mondiale qui ont de quoi satisfaire dans un contexte de crise sanitaire qui a aggravé les facteurs de vulnérabilité et les inégalités dans le monde. Depuis 2014, le Sénégal a une croissance en continu qui était montée jusqu’à 7 % avant le Covid-19. Avec la pandémie, les chiffres ont été revus à la baisse, mais avec cette perspective du Fmi, les populations peuvent à nouveau parier sur une vitalité économique dont les critères de mesure sont les indicateurs de richesse, les investissements, la création d’emplois ou l’équilibre social. Sauf que l’analyse n’est pas si simple.
«C’est une considération macro-économique parce que ce dynamisme malheureusement ne s’est pas accompagné de la création d’emplois. Quel sens va-t-on donc donner à un dynamisme économique qui se conjugue seulement à la croissance ? », interroge Meissa Babou. Pour l’économiste, ces perspectives sont un peu chimériques, limite «partisanes». La réalité micro-économique étant que les taxes et les impôts vont continuer de peser sur le niveau de vie des Sénégalais. «Vers la fin de la présidence d’Abdou Diouf, il était d’usage de dire que la croissance ne se mange. Cela veut dire que ces agrégats macroéconomiques sont très loin de la réalité vécue par les populations. Les recettes de la Banque mondiale et du Fmi sont sans visage humain. Ce sont des politiques avec comme objectifs des agrégats comme l’endettement, la croissance, l’Idh, etc. Tout sauf ce qui n’est malheureusement pas produit par l’agriculture, la pêche ou l’élevage». A cela s’ajoute l’inflation continue des prix des denrées de première nécessité, de la location, comparé au revenu moyen. Des considérations qui ne contribuent pas à améliorer le vécu quotidien des Sénégalais et qui rendent donc abstraites les prévisions du Fmi. D’après Meissa Babou, ces prévisions sont surtout possibles grâce à l’exploitation des hydrocarbures dans la production intérieure de 2023. De fait, les trois pays d’Afrique qui doivent enregistrer un taux de croissance à deux chiffres ont en commun la découverte et la phase active de l’exploitation des hydrocarbures pour l’année 2023. «Mais tout le monde sait que le gaz de Mauritanie sera en retard, il n’y a rien de certain à ce que le pétrole coule au moment prévu. Quelque part, ce rapport est une fumisterie du Fmi qui occulte de dire qu’à cause d’un endettement colossal, l’État du Sénégal a arrêté toutes formes de subvention avec les conséquences sur les prix», décrypte l’expert.
Selon les mêmes prévisions, la moitié des pays à faible revenu d’Afrique subsaharienne connaissent effectivement une situation de surendettement. Ce qui augure de difficultés pour les populations.
AICHA FALL 

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Publié par

Namory BARRY

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