Malick Niang met un terme à sa carrière de lutteur

vendredi 1 avril 2022 • 434 lectures • 0 commentaires

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Malick Niang met un terme à sa carrière de lutteur

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C’est une décision qui a surpris le monde de la lutte. Malick Niang qui peine, depuis sa dévalorisante défaite contre Ama Baldé en juin 2014, à décrocher un combat, décide de mettre un terme à sa carrière. 

Sa carrière a vacillé sur un coup KO de Ama Baldé le 1er juin 2014. Cette unique défaite d’une carrière riche de 10 victoires et un titre de vainqueur du Championnat de lutte avec frappe (Claf) 2011, est le début de la fin de la très prometteuse carrière de Malick Niang. Le tombeur de Sa Thiès, redoutable puncheur, a peiné à se relever de cette défaite inattendue. Le lutteur de Yoff, dépité un moment, s’est exilé aux États-Unis, puis est revenu pour reprendre la marche vers le sommet, mais n’a toujours pas d’adversaire. Et la carrière de celui que l’ancien roi des arènes, Yékini, voyait comme son digne héritier, s’arrête là. De retour des USA depuis quelques semaines, où il a crucifié en un clin d’œil le géant Abdou Diouf, à l’occasion d’un combat en MMA (Art martial mixtes), le puncheur de Yoff décide de quitter définitivement la lutte avec frappe sénégalaise. Malick Niang persiste et signe qu’il a arrêté la lutte et même pour un cachet de 100 milliards de FCfa, l’ancien champion du Claf ne va plus nouer son «nguimb». Malick Niang qui était l’une des valeurs sûres de l’arène, se dit frustré de sa situation, parce qu’il n’a plus combattu depuis fort longtemps. L’ancien pensionnaire de l’écurie «Ndakarou» déplore le fait que l’arène ne se limite qu’à quelques lutteurs. 

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«Il y a eu un sentiment de découragement»

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Entré dans la lutte lors de la saison 2007-2008, Malick Niang a connu une ascension fulgurante. Pour ses 15 années de carrière, le natif de Yoff qui s’est illustré dans la lutte avec frappe avec la plus belle des manières (11 combats, 10 victoires et 1 défaite), a été surnommé le Seigneur des KO. L'ancien lieutenant du lutteur Yekini a vécu des moments compliqués. Resté huit longues années sans combat, le lutteur de «Door Waar» anticipe sa retraite. Même s’il essaye de comprendre la «frustration» de son ancien poulain à l’écurie «Ndakaru», Amadou Katy Diop se dit surpris de cette décision. «C’est une décision qui a été surprenante, mais il ne faut pas oublier qu’il est resté très longtemps sans combat. Donc d’une part, même si la décision est difficile à accepter, d’autre part, il a raison, parce qu’il est difficile de rester des années sans combat. Malick Niang n’avait plus espoir. Personnellement, c’est une décision qui me fait très mal, car je connais sa valeur, c’est un grand champion à qui on n’a pas donné la chance de montrer ses qualités dans l’arène. Malick Niang a raison de prendre cette décision, parce qu’il ne savait plus quoi faire. Ça n’arrange pas un champion pareil qui pouvait faire une belle carrière dans la lutte avec frappe», regrette l’ancien entraîneur de Yékini. Pour Max Mbargane, c’est avec «beaucoup de tristesse» qu’il a appris le départ de Malick Niang de la lutte. «Malick Niang avait encore sa place dans l’arène. Il est jeune, puissant et technique. Il faisait partie des espoirs de la lutte avec frappe. On doit respecter sa décision, mais je pense qu’il y a eu un sentiment de découragement de sa part», estime le directeur technique de l’écurie Lansar. 


«Le manque d’organisation de l’arène est à l’origine de ça»


Malick Niang était également surnommé le prince des arènes de par sa lourde frappe, précise et qui faisait mal. Démystifié comme son mentor Yékini, Malick Niang avait disparu de l’arène. Après s’être absenté dans les enceintes pour des raisons de maladie qui l’avaient emmené aux Usa pour se soigner, le lutteur avait annoncé un retour. Mais le tombeur de Sa Thiès n’envisageait pas d’affronter n’importe quel adversaire. Ainsi, il a écarté de potentiels adversaires, comme Modou Anta, Ambulance… Il tenait à faire face aux ténors de l’arène, mais son souhait ne sera jamais exaucé maintenant qu’il a décidé de quitter pour de bon. «C’est difficile de faire des années blanches, mais il n’est pas seul dans cette situation. On a vu Issa Pouye qui est resté plus de 8 ans avant de décrocher un combat. Il devait prendre son mal en patience et attendre pour voir s’il pourra décrocher un combat pour relancer sa carrière. Il s’est déjà lancé dans le MMA, c’est quelque chose de bien pour lui», souligne Max Mbargane. Selon son ancien entraîneur, c’est un manque d’organisation dans l’arène qui pousse certains lutteurs à anticiper leur retraite. «Il y a un manque d’organisation au sein de l’arène. Il y a des centaines de lutteurs licenciés qui sont restés des années sans combat», déplore Amadou Katy Diop. Malick Niang…une valeur sûre quitte ainsi l’arène sur un amas de déceptions. 
JULES SOULEYMANE NDIAYE

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Publié par

Namory BARRY

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