vendredi 20 novembre 2020 • 412 lectures • 0 commentaires

Dans l'univers des malades mentaux en prison

Société 1 semaine Taille

Dans l'univers des malades mentaux en prison

La folie détermine la perte de la raison et une marginalisation des normes sociales. Ce déséquilibre arrache la raison à l’individu et le plonge dans une réalité déviante. Au Sénégal, les détenus atteints de troubles mentaux sont au nombre de 77. Incursion dans l’univers des déficients mentaux des prisons sénégalaises.

En ce jour d’audience de la Chambre criminelle au tribunal de Dakar, le silence de la salle 4 est subitement perturbé. Du box des accusés, grogne une voix, vibrante de colère. C’est celle d’Abdoulaye Seydi dit Abdoulaye Cissé. Ancien militaire de 45 ans, en prison depuis 2011 pour l’assassinat de son frère (il l’a poignardé à mort), l’homme est déchaîné. De son siège, il s’agite, crie, se plaint, accuse et diabolise. A la grande surprise des juges, du président Djiby Seydi et des assesseurs, Firmin Djim Coly et Oumy Touré, l’ancien militaire se met à cracher des insanités, accusant l’ex-président de la Gambie, Yahya Jammeh, de vouloir sa mort. «Durant les années passées en prison, ils m’ont persécuté. Des piqûres à n’en plus finir. Et c’est Yahya Jammeh leur a donné 5 milliards de Dollars pour me tuer», éructe-t-il. Face à son délire, le juge Seydi ordonne son isolement, le temps que son affaire soit appelée à la barre. Mais face au président, Abdoulaye commet l’impensable. Il avance et se met nu comme un ver. Le tribunal est sous le choc. Les gardes, sous les cris étouffés de l’assistance, se précipitent sur lui pour cacher sa nudité. Face à la gravité de ce comportement de l’accusé, le juge Seydi prend une décision radicale : «On ne peut pas le juger dans ces conditions. Renvoyons l’affaire pour la production de son dossier médicale.»


24 condamnés, 49 en détention provisoire, 66 hommes, 7 femmes, 6 étrangers


Des détenus comme «Abdoulaye Cissé», on en retrouve dans presque toutes les prisons sénégalaises. Fatou Sy, chroniqueuse judiciaire qui a fait 16 ans au Palais de justice de Dakar, se rappelle de plusieurs scènes où le détenu, souffrant de troubles mentaux, se donne en spectacle à la barre. La plus récente date du 21 octobre 2020. «Il s’agissait de l’affaire Moussa Dioum. Attrait à la barre du Tribunal des flagrants délits de Dakar pour menace de mort, violence et voie de fait, le quinqua avait jeté une pierre sur le pare-brise de son ami et employeur, I. Traoré. Mais, en pleine mise en état des dossiers, il a surgi du box des accusés et s’est écrié : «Depuis 30 ans, je suis en détention (Alors que sauf renvoi, il a été jugé le surlendemain de son mandat de dépôt). Je veux retourner auprès de ma famille.» Le juge, sensible à sa cause, a suspendu la mise en état et l’a jugé. Mais, à la barre, tantôt il tourne le dos au magistrat et contemple le hall, tantôt il se penche au sol comme s’il cherchait un objet perdu. Même si son comportement est contraire à celui des détenus normaux, Dioum, directeur commercial de la boîte de son ami, rejette ses «troubles mentaux», se dit «en bonne santé» et accuse son employeur de le faire travailler comme un esclave alors qu’il lui fait gagner des millions de FCfa. Finalement, il a été condamné à 3 mois de prison ferme. A l’image de Dioum, des détenus sont contraints de subir les rigueurs carcérales, malgré leur état mental. Incarcérés pour diverses infractions comme «meurtre, assassinat, association de malfaiteurs, détention et usage de chanvre indien, trafic de drogue, coups et blessures volontaires, pédophilie, infanticide etc», ils représentent 0,77% de la population carcérale. Un constat, confirmé par l’Inspecteur Samba Diouf, chef de la Division de la législation des statistiques et des établissements pénitentiaires. Derrière le carré de son bureau sis à la Direction de l’administration pénitentiaire (Dap), il détaille les résultats du dernier recensement datant du 08 juin 2020 : «Dans les 9 396 détenus, 73 sont atteints de troubles mentaux et sont répartis dans les 37 établissements pénitentiaires du Sénégal. La tranche d’âge est comprise entre 15 et 55 ans.» Le moins âgé est né en 2005, se désole l’inspecteur. Masque de protection lui couvrant la moitié du visage, Samba Diouf plonge un regard franc dans ses fichiers et poursuit : «Parmi les 73, les 24 sont des condamnés, soit un pourcentage de 32,87% des détenus. Ceux en détention provisoire sont au nombre de 49, soit un effectif de 67,13%. Parmi les malades, il y a un mineur. Ce qui fait un pourcentage de 1,36%. Les hommes sont 66, soit 90,41%. Les femmes sont au nombre de 7, soit un pourcentage de 9,59%. Les Sénégalais sont 67 soit 91,78% de l’effectif carcéral. Les étrangers sont 6, soit 8,22%. Pour ceux qui sont en longues détention préventive depuis 3 ans ou plus, ils sont au nombre de 16, soit 21,92%.»


Très pédagogue, Samba Diouf qui est dans la profession depuis 2014, confirme ce fait reconnu par la majorité des personnes interrogées : «Les détenus incarcérés pour infanticide, meurtre, assassinat, parricide, après quelques temps de détention, présentent des troubles.» Et les signes se manifestent sous diverses formes. «Parfois, ils sont normaux, parfois, ils s’agitent et refusent même de manger. Quand on parle d’agitation, ce sont les bagarres, les insultes etc. Ils peuvent se blesser ou blesser les autres. Il y a des détenus qui se blessent avec des objets. D’autres s’automutilent», confie, avec peine Samba Diouf, dont certains de ses propos sont corroborés par ceux de Me Ibrahima Mbengue, avocat à la Cour : «Un jour, j’ai vu une marque au cou d’un de mes clients en Chambre criminelle. Lorsque je lui ai demandé ce qui lui était arrivé, il m’a dit qu’un de ses codétenus a essayé de l’égorger.» Mais, il ne ressentait aucune colère contre son bourreau, car il était déséquilibré. Une même désolation, notée chez Cheikh Ahmed Tidiane Dia, inspecteur de l’Administration pénitentiaire. Directeur de la Maison d’arrêt de Rebeuss (Mar) depuis juillet 2019, l’homme connu pour son expérience a fait, durant ses 15 ans de carrière, plusieurs prisons du Sénégal, dont celles de Vélingara, Kaffrine, Rebeuss et Camp Pénal. Ce mercredi 11 novembre 2020, malgré ses lourdes responsabilités, le boss de la Mar accorde quelques minutes de son précieux temps. Lui qui pense que l’Administration pénitentiaire doit remplacer la famille du détenu, «quel que soit son statut pénal», dit faire de même pour ces détenus trainant des troubles du comportement ou de l’esprit. Seulement : «Chez certains, leur trouble est altéré au point que le policier ou le gendarme qui épingle un tel mis en cause, peut penser qu’il est indiscipliné et non déficient. Et lorsque l’on nous les emmène, on est obligé de les gérer.» 


«Protégés par les détenus, amis des gardes»


Calmer les personnes souffrant de troubles mentaux est une tâche difficile. En famille, beaucoup de parents peinent à attendrir leurs malades. Qu’en est-il de la famille carcérale ? Assis derrière son bureau, croulant sous le poids des documents, yeux écarquillés à chaque fois qu’il parle, Cheikh Ahmed Tidiane Dia Dia explique : «Certains sont dociles et ne posent aucun problème. Ils s’isolent et ne parlent à personne. Ce genre de détenus sont super protégés. D’autres sont violents et ont tout le temps des altercations avec leurs codétenus. Au début, les détenus l’assimilent à de l’indiscipline. Si on les mute dans une autre chambre, c’est le même scenario.»


Pour vérifier si le détenu est sain d’esprit ou pas, Cheikh Ahmed Tidiane Dia le reçoit dans son bureau. C’est au cours de ces discussions, perturbées par les propos incohérents du détenu, qu’il décèle les troubles. Et fait intervenir le Major pour la prise en charge. A Rebeuss, le directeur ne prend pas de risque avec eux : «on les met dans les chambres les moins peuplées avec des détenus compréhensifs. Les gardiens n’aiment pas, sourit-il, les détenus capricieux. Mais, pour ce genre de cas, ils cèdent à tous leurs caprices et en font leurs amis.»


Placé sous mandat de dépôt, le détenu fonce et cogne le mur


Dans son récit, Cheikh Ahmed Tidiane Dia se rappelle d’une scène inattendue qui l’avait marqué. «Le détenu venait juste d’arriver en prison. Il avait des troubles mentaux, mais on ne le savait pas. Dès que ses menottes ont été enlevées, il a couru tout droit et a cogné brutalement le mur. Son front s’était carrément ouvert. C’est après que l’on s’est rendu compte qu’il avait des troubles.» L’autre date de 4 mois : «On avait un détenu violent, qui insultait tout le monde de mère et accusait les détenus de vouloir le tuer. Il se comportait comme les malades dans la rue, il était violent et criait tout le temps.» A la question de savoir comment les gardes gèrent les détenus violents, Cheikh Ahmed Tidiane Dia répond : «On avait des camisoles de force pour les maîtriser et les isoler le temps qu’il se calme. Mais, depuis que l’on a commencé les rendez-vous psychiatriques, ces scènes diminuent.» Car, aussi bien Rebeuss que dans les autres maisons de détention, les directeurs de prison ont des collaborations. Il explique : «On ne garde pas les détenus trop violents. On les présente à un médecin psychiatrique. Les plus calmes, un psychiatre vient les voir régulièrement. Là, on a une collaboration avec le médecin-chef de service de l’hôpital psychiatrique de Fann. Ils prennent, chaque mardi et jeudi, 2 détenus en consultation. On fait en sorte que les familles, en dehors des visites normales, viennent les voir afin de les calmer. Et ça les aide beaucoup.» Seulement : «Beaucoup de détenus, après leur libération, s’ils ne sont pas suivis, reviennent en prison. On a beaucoup de cas comme ça.» Insoutenable.  


FAMARA SECK, MEDECIN DE L’ADMINISTRATION PENITENTIAIRE : «Les bouffées délirantes aiguës, les schizophrènes… sont les maladies les plus fréquentes»


 Causes de la folie : «En prison, les bouffées délirantes aiguës, les schizophrènes et les troubles du sommeil sont les maladies les plus fréquentes. Beaucoup de détenus n’entrent pas en prison avec des troubles. Mais, il y a des gens faibles psychologiquement qui ne supportent pas la rupture des liens affectifs avec la famille et les proches. La prison se psychiatrise. On retrouve de plus en plus de cas de malades mentaux, d’où la place importante que présente la psychiatrie en prison.»


Prise en charge : «Dès que le détenu entre en prison, il est interrogé pour savoir s’il a des séquelles. Si ses propos sont teintés d’incohérence, l’infirmier le prend en charge. S’il est dépassé, il me contacte et si je le suis aussi, je fais appel à un des centres psychiatriques qui sont nos collaborateurs, comme le centre Moussa Diop de Fann. La professeure Aïda Sylla nous aide beaucoup. Dans les régions, l’infirmier réfère au centre de santé le plus proche. Si le centre ne peut calmer le malade, il se rapproche de «Dalal Xel. La consultation en garde à vue est importante, alors qu’au Sénégal, c’est le parent pauvre. En prison, il y a des malades dont l’état de santé est incompatible avec la détention. Certains crient, troublent la quiétude des autres et s’agitent. Si on a un tel cas, on le signale au magistrat pour qu’il fasse faire une expertise qui est doublement visée : Une expertise pour montrer que son état est incompatible avec la détention et une autre pour prouver s’il était dément au moment de la commission de l’acte. Une expertise rare, car il y a peu de psychiatres experts. Malgré la gravité de l’état de certains détenus, on ne peut les libérer sans expertise médicale.»


Internement. «Les malades mentaux chroniques sont au Pavillon spécial qui a une capacité de 90 personnes, mais les patients qui y sont, dépassent rarement 50 (toutes maladies confondues). Cependant, il y a aussi des détenus qui jouent au fou. Les autorités doivent comprendre que la psychiatrie occupe une place importante. Dans d’autres pays, des psychiatres sont engagés et ce serait bien que les autorités pensent à ça. Le besoin d’un psychiatre en prison urge.»


PROFESSEUR AIDA SYLLA PSYCHIATRE A FANN : «Beaucoup ne se souviennent pas de leur crime»


Quels sont les différents profils des malades que vous suivez ?


Beaucoup de malades souffrent de psychose, de délires, d’hallucinations. Mais, la psychose chronique est plus fréquente. A cause des conditions de détention, certains peuvent présenter une dépression. La population carcérale peut être subdivisée en deux groupes. Le premier comporte des détenus emprisonnés à cause de leurs troubles mentaux. Quelquefois, nous avons des détenus incarcérés pour meurtre, après vérification des fichiers, on se rend compte qu’ils avaient déjà un dossier chez nous. Sinon, on se rend compte qu’ils présentaient des troubles mentaux depuis longtemps. Et souvent, ces troubles sont la cause des actes posés. Le deuxième groupe est composé de ces détenus qui, du fait des difficultés liées à l’environnement carcéral, tombent dans la déprime ou bien décomprime une maladie latente et qui ne s’est exprimée que lorsqu’ils sont en prison. Dans ce groupe, on peut dire que les difficultés liées à l’emprisonnement ou l’enfermement, de ne pas disposer d’un environnement adéquat, d’un lit pour dormir, de prendre une douche…les perturbe. Tout le monde ne peut pas supporter ces conditions. Les gens ont un sentiment de honte.


Les détenus sont-ils plus difficiles à traiter que les autres malades ?


On a une certaine facilité dans le traitement des patients incarcérés au plan psychiatrique. En général, les personnes qui souffrent de troubles mentaux rejettent leur maladie. Quand ils sont dans les maisons, ils refusent de prendre leur traitement. Mais, en prison, ils prennent normalement leurs médicaments. J’ai eu des patients qui, étant dehors, rechutaient tout le temps. Le traitement n’était pas pris. Ces mêmes patients, incarcérés, s’améliorent. D’autre part, la difficulté peut exister parce que personne n’aimerait être en prison. Il y a les représentations sociales : «Ah, il est en prison», l’isolement, les conditions d’hygiène, les conditions d’alimentation qui ne sont pas optimums et qui font que la personne peut ressasser des choses et ça peut retarder sa guérison.


Leur arrive-t-il de regretter leur acte ?


Beaucoup ne se souviennent pas de l’acte. J’ai eu des meurtriers qui, jusqu’à ce jour, sont incapables de vous dire comment ils ont perpétré leur meurtre. Certains vous disent : ‘’Je parlais à quelqu’un et à un moment donné, tout le monde criait autour de moi. Après, on m’a attaché et emmené à la police.’’ C’est différent du déni, car certains, au moment où ils commettaient l’acte, n’étaient pas présents psychiquement. C’est comme s’ils étaient dans un état crépusculaire. Il y a la conscience qui était éteinte et ils ont commis cet acte. Quant à ceux qui, après la commission de l’acte, perdent la raison, il leur arrive de regretter.


PROCESSUS DE LIBERATION : Le rôle du Procureur et du Juge d’instruction


La détermination du statut de malade mental est du ressort du Procureur qui ordonne l’expertise psychiatrique. Selon un Procureur interrogé sous le couvert de l’anonymat, c’est la Maison d’arrêt qui informe le parquet sur la base d’un dossier du médecin. Si c’est un dossier en instruction, le parquet requière une expertise médicale et saisit le Juge d’instruction en charge de l’affaire. Lorsqu’il est avéré que le détenu est atteint de troubles mentaux et que son état de santé est incompatible avec l’incarcération, il peut, selon l’Inspecteur Samba Diouf, faire l’objet d’une liberté provisoire. Mais, le parquet peut aussi demander une contre-expertise. Parfois, le médecin traitant peut faire un rapport pour attester de la maladie. Du côté de la Dap, les responsables rendent compte au ministre, le dossier passe à la Direction des affaires générales et des grâces (Dacg) et le Procureur tranche, précise Inspecteur Diouf. Qui poursuit : «Pour les détenus condamnés, il y a deux possibilités : la libération conditionnelle lorsqu’ils remplissent les conditions et la grâce présidentielle à l’occasion des grandes fêtes. Dans la grâce, on envoie une liste des grands malades au médecin qui, après coordination avec les infirmiers, valide et nous renvoie la liste des détenus «grands malades». On transmet la liste à la Dacg et au ministre qui tiennent toujours compte de ça. Généralement, ça passe, car on attend toujours l’avis du médecin. Et lorsque l’on siège, cette liste est généralement maintenue dans le projet de grâce.»


ME DEMBA CIRE BATHILY, AVOCAT A LA COUR : «Si la folie intervient après l’acte, l’irresponsabilité pénale ne joue pas»


«L’article 50 pose le problème de l’imputabilité. Il n’y a ni crime ni délit si la personne était en état de démence au moment de la commission de l’infraction. Vu cette indication, la mise en œuvre de la loi à tous les stades de la procédure est le fruit de la pratique. Donc, chaque fois que les gens se rendent compte qu’une personne ne jouit de ses facultés mentales au moment de l’arrestation, pendant l’instruction (si c’est un crime) au cours du jugement ou même dans le cadre de l’exécution de la peine, des dispositions sont prises pour que la personne puisse être prise sur le plan psychiatrique. Maintenant, l’irresponsabilité pénale ne joue que si la personne ne jouissait pas de ses facultés mentales au moment où elle commettait l’infraction. Par contre, si la folie intervient après la commission de l’infraction ou pendant l’exécution de la peine, l’irresponsabilité pénale ne joue pas. C'est-à-dire que, même si la personne est prise en charge sur le plan psychiatrique, elle doit être jugée ou continuer de subir l’exécution de la peine si elle avait déjà été condamnée dans le cas où elle aurait recouvré ses facultés mentales. Le détenu doit être conscient lors de son jugement ou lorsqu’il purge sa peine.» Le Procureur interrogé de préciser : «Si le médecin confirme que le malade était dément au moment de la commission de l’acte, il ne peut être condamné pénalement, mais les dommages sont réparés par le civilement responsable. C'est-à-dire, les personnes qui en ont la charge.»


LA «C4P», CELLULE CREEE PAR ARRETE MINISTERIEL DU 30 JUIN 2013 : A quand son application ?


Par arrêté ministériel du 30 juin 2013, portant organisation et fonctionnement de la C4P, une Cellule pluridisciplinaire de prise en charge psychosociale des personnes (C4P)  a été créée dans le cadre des détenus poursuivis de terrorisme, confirme M. Dia. Son application n’est pas effective, mais elle devait résoudre tous les problèmes. La cellule devait être composée de psychiatres, de sociologues, de médecins et de chef de division de l’Administration pénitentiaire.


 T. MARIE LOUISE N. CISSE

#Maladementaux #Prison #Viecarcérale

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Publié par

Namory BARRY

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