Les secrets du budget 2022

jeudi 7 octobre 2021 • 786 lectures • 0 commentaires

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Les secrets du budget 2022

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Le budget national poursuit son évolution positive. En 2022, il est projeté à 5160 milliards FCfa avec une répartition qui a pris en compte les projets d’initiative présidentielle. 

C’est encore une année de… gloire. Un exercice réussi pour le gouvernement. Et le commentaire fait par le ministre des Finances et du budget hier, en réunion du Conseil des ministres, résume la satisfaction du régime de Macky Sall dans sa politique de tenue des finances publiques. «Le budget 2022 ferait plus du double de 2012. C’est un chiffre révélateur sur les ambitions du gouvernement. Le budget d’un Etat, riche ou pauvre, constitue la meilleure représentation de son présent ainsi que la meilleure esquisse de son avenir», a exulté Abdoulaye Daouda Diallo devant ses collègues ministres, sous le contrôle du chef de l’Etat, Macky Sall. Le projet de budget 2022 du Sénégal examiné et adopté, hier, en Conseil des ministres, est arrêté à 5160 milliards FCfa. 
Les recettes du projet de loi de finances pour 2022 qui sera soumis à l’Assemblée nationale pour examen, sont arrêtées à 3 510,7 milliards FCfa et les dépenses à 4 294,7 milliards FCfa. La comparaison établie par le ministère des Finances révèle que par rapport à la Loi de finances de 2021, «le budget 2022 connaît une hausse des recettes de 284,8 milliards FCfa et des dépenses à 324,9 milliards FCfa».  
L’élaboration du projet de budget 2022 a suivi les fortes recommandations du chef de l’Etat. L’ensemble des projets d’initiative présidentielle sont pris en charge dans la répartition des ressources. D’une part, une bonne part du budget devra servir à la mise en œuvre du programme ‘’Xëyu Ndaw ni’’ à travers le Programme d’urgence pour l’Emploi des jeunes. C’est une enveloppe de 150 milliards FCfa qui est réservée pour ce volet dont la première phase s’articule autour du programme de recrutement de 65 000 jeunes et du financement des projets. D’autre part, le gouvernement reste constant dans sa politique de développement des filets sociaux avec des prévisions d’allocation aux Programme de bourses de sécurité familiale pour 35 milliards FCfa et la Couverture maladie universelle pour un montant de 20,1 milliards FCfa. Par ailleurs, l’équité territoriale développée par le chef de l’Etat reste toujours une priorité pour le gouvernement. Dans la confection du budget, les différents programmes mis en place pour intervenir dans cette politique sont bien dotés dans le budget 2022. Le document du ministère des Finances révèle que 5,2 milliards FCfa sont prévus pour le Programme d’urgence de modernisation des axes et territoires frontaliers (Puma), 18,4 milliards pour le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc) et 18,3 milliards FCfa pour Programme de modernisation des villes (Promovilles). Le programme de modernisation de la justice est aussi bien pourvu avec une prévision budgétaire de  25 milliards FCfa. 
L’ambition de la création des meilleures conditions d’enseignement s’est traduite dans l’allocation des ressources. Ce secteur est bien pourvu avec le projet d’accélération du programme de remplacement des abris provisoires, avec l’achèvement et la réception des infrastructures prévues dans le cadre du lot I, qui a enregistré un taux d’exécution de 93,21%. Il est aussi annoncé la poursuite des constructions du lot II dont le démarrage est effectif depuis le 1er juillet 2021, pour un montant de 33 milliards FCfa grâce à l’appui de la Banque ouest africaine de développement (Boad). Ce projet, lit-on dans le document,  devra aider à résorber le déficit de 1528 salles de classe, compléter les ouvrages annexes (1129 blocs administratifs et 602 blocs d’hygiène)». Un budget de  5,568 milliards FCfa est prévu en 2022. Les efforts du gouvernement dans le secteur de l’enseignement se poursuivent avec la résorption du déficit en mobilier scolaire pour 1,664 milliards FCfa, une enveloppe destinée à l’acquisition de près de 330 000 tables-bancs. Il est aussi prévu la construction de 6 lycées, pour un montant de 1,706 milliards FCfa, devant permettre d'améliorer les conditions d'enseignement/apprentissage, de minorer les déperditions scolaires et d'améliorer les résultats scolaires dans certains départements. 

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Un taux de croissance de 5,5% en 2022, l’exception sénégalaise

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Le Sénégal est une exception. Et dans le bon sens. Alors que l’économie de la plupart des pays est éprouvée par les effets de la pandémie de Covid-19, le Sénégal semble résister à cette crise sanitaire. Le ministre des Finances s’est réjoui que le Sénégal ait réussi, jusqu’ici, à échapper à la récession, même au plus fort de la crise. Cela s’est traduit par l’augmentation du moteur de la croissance. «En 2022, la loi de finances est bâtie sur une prévision de croissance de 5,5%, contre 3,7% en 2021», lit-on dans le document du ministère des Finances. Une prouesse dans la mesure où «il est attendu en Afrique subsaharienne une croissance de 2,8 % en 2021, et de plus de 3,3% en 2022». «C’est une performance plus qu’honorable, même si ce chiffre est encore inférieur aux taux de croissance auxquels la mise en œuvre du Plan Sénégal émergent (Pse) avait habitué le Sénégal à partir de 2016», constate-t-on. 
En Conseil des ministres, hier, l’Argentier du Sénégal, Abdoulaye Daouda Diallo, a expliqué que «cette croissance, c’est-à-dire l’augmentation de la richesse créée sur le territoire national d’une année à l’autre, représente l’indicateur-clé qui permet de renseigner sur les marges de manœuvre dont dispose l’Etat pour financer ses politiques. Ensuite, on élabore le cadrage macro-budgétaire, qui permet de fixer les grandes masses de recettes et de dépenses, de même que le niveau de déficit compatible avec notre politique de dette». Dans le document du ministère des Finances, l’on annonce, à moyen terme, que «cette dynamique devrait se poursuivre avec un cadre macroéconomique qui tirerait davantage profit d’un Plan d’actions prioritaires ajusté et accéléré du Pse (Pap2A) ayant atteint sa vitesse de croisière». Mieux, dans les prévisions, le taux de croissance devrait atteindre 11,3% en 2023, «à la faveur du démarrage de l’exploitation pétrolière et gazière, et ne sera pas inférieur, selon les projections, à 8,6% au cours des années suivantes», explique-t-on.
MATHIEU BACALY

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Publié par

Namory BARRY

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