Gamou 2021 - La fabuleuse histoire de Kheykha Oumou Souleymine Niass

lundi 18 octobre 2021 • 184 lectures • 0 commentaires

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Gamou 2021 - La fabuleuse histoire de Kheykha Oumou Souleymine Niass

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Elle fait partie désormais des dames qui ont marqué l’histoire du Tarikha Tidiane. Très tôt initiée au Coran par sa mère, Fatimati Aïdara, Kheykha Oumou Niass, fille de Baye Dame, deuxième khalife de Médina Baye, a réalisé son rêve de construire une mosquée moderne de plus de 300 millions FCfa, à  Taïba Mbiteyenne.

Très effacée, elle est désormais sortie de l’anonymat. Au service de l’Islam, à travers le tarikha Tidiane. Elle est prête à sacrifier sa belle vie pour sa religion. Kheykha Oumou Souleymine est la fille de Baye Dame Niass Ibn Cheikh Ibrahima. Sa mère, Fatimati Aïdara, est une Mauritanienne. Agée de 52 ans, elle est mariée â l’âge de 14 ans, à un disciple Nigérian. Elle s’est lancée dans le commerce. Et, elle a eu sa première maison à 15 ans. Aujourd’hui, elle a offert un édifice islamique aux villageois de Taïba Mbiteyenne, créé par son paternel, à 25 kilomètres de Kaolack, dans l’arrondissement de Ndiéding. Allongée sur une moquette, dans la cour de sa maison à Médina Baye, le corps caché sous un «meulfeu», Zeyda Oumou est en compagnie de ses fidèles disciples. Humble, responsable, respectueuse, discrète et accessible, Oumou Niass aime faire du social, être tout le temps aux besoins des familles démunies. La fatigue se lit sur les cernes qui plissent ses yeux et s’entend à l’enrouement de sa voix. A l’ouverture de la Mosquée de Taïba Mbiteyenne, le 15 octobre passé, elle a remis les clés à l’imam de la grande mosquée de Médina, Cheikh Ahmed Tidiane Aly Cissé, qui a procédé à l’inauguration. Oumou Niass a bâti ce joyau en vendant une partie de sa fortune. «J’ai réalisé la construction d’une mosquée au village de mon père, Taïba Mbitiyenne. Je l’ai fait pour réaliser le rêve de mon père qui, de son vivant, en avait construit une dans ce village qu’il a créé sur ordre de son père, Chelkh Ibrahima Niass. Mais, l’architecture ne lui plaisait pas et je lui avais promis de lui bâtir une mosquée moderne. Malheureusement, il est décidé en 2010. Je voulais réaliser ce souhait avec les membres de la famille. Mais les choses ont tardé. On a tenu plusieurs réunions. C’est en 2017 que j’ai pris l’engagement de le faire avec mes propres moyens. Les travaux étaient fini la même année. Mais, ma mère m’avait demandé de ne pas l’inaugurer à cette période. En 2020, j’avais prévu de remettre les clés au khalife. D’ailleurs, des fidèles étaient déjà venus du Nigeria, de la Mauritanie et de partout dans le monde pour assister à la cérémonie d’inauguration. Cependant, la pandémie du Coronavirus nous avait fait sursoir l’ouverture. Une situation très difficile pour certains disciples venus de l’étranger et que la fermeture des frontières avait bloqués au Sénégal pendant plusieurs mois», explique Zeyda Oumou Niass. 

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« J’ai vendu mes bijoux de valeur et mes terrains pour construire la mosquée »
Cheykha Oumou Niass tenait à ce projet. Femme de défis, la détermination farouche, elle confie : « Je ne peux évaluer le coût de la mosquée. A l’entame des travaux, j’achetais les matériaux de construction auprès du commerçant Lamarana Diallo. Mais à un certain moment, je n’avais plus de moyens. Quand le commerçant a su que je construisais une mosquée au village de mon père, il était content et m’a fait la faveur d’un paiement par moratoire. Il m’a permis de prendre des matériaux de construction à hauteur de 80 millions de Fcfa. J’ai réussi à réaliser la mosquée sans aide financière ni prêt bancaire», sourit-elle. « Certain ne croyaient pas au projet. Mais mon objectif était de rendre hommage à la  mémoire de mon père. J’ai injecté presque tous mes biens à cet édifice. J’ai vendu tous mes terrains, mes bijoux et des biens de ma fille. Je ne peux avancer de somme exacte, mais sur la base des factures, la mosquée m’a coûté plus de 300 millions de FCFA. J’ai les moquettes en Turquie, les lampes à Dubaï.  J’ai requis les services d’un Marocain qui a fait les dessins et le plafonnier. L’architecture a été réalisée par un Sénégalais. Le village n’avait pas de morgue. Les habitants étaient obligés de conserver certains morts avec du sel. Cela m’a fait prévoir une morgue, des toilettes», révèle-t-elle. 

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DOUDOU DIOP (Envoyé spécial à Medina Baye)

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Publié par

Namory BARRY

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