Les derniers instants de l'étudiant de 24 ans retrouvé pendu à un arbre

lundi 11 octobre 2021 • 1014 lectures • 0 commentaires

Société 1 semaine Taille

Les derniers instants de l\'étudiant de 24 ans retrouvé pendu à un arbre

Jaxaay 2, situé dans la commune de Jaxaay-Parcelles, est plongé dans une profonde tristesse après le suicide par pendaison d'un étudiant âgé de 24 ans. L'Obs qui a pu recueillir les témoignages de ses proches, retrace les derniers instants du défunt qui, de son vivant, répondait au nom d'Ibrahima Diouf 

A Jaxaay 2, tout le monde est bouleversé après la découverte, dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10, du corps sans vie de Ibrahima Diouf, suspendu à un arbre. Peu avant de passer à l'acte, on souffle que Ibrahima a passé toute la journée à inviter ses proches et voisins à un retour à Dieu, à la religion. Une attitude qui n'a certes surpris personne, le bonhomme étant réputé pieux, mais lorsqu'il s'est mis subitement à présenter ses excuses à sa mère, à se repentir très profondément, son comportement a alors commencé à susciter quelques interrogations. Et comme s'il vivait ses derniers instants sur terre, il a vite versé dans la générosité, offrant du couscous mélangé à du lait caillé à des passants. On confie également qu’après le dîner familial, il a eu un bref entretien avec son cousin, avant de se retirer. Peu après vingt-trois heures, tout le monde dans la maison est allé au lit, pensant que Ibrahima avait fait pareil. Mais, c'était le moment attendu par l'étudiant pour se retirer dans la rue, avant de se pendre à un arbre à la devanture de la maison.
Il a dû freiner des deux pieds, écarquiller les yeux pour se convaincre qu'il ne rêvait pas. En effet, aux environs de deux heures dans la nuit, un vigile faisant sa ronde est tombé sur le corps suspendu à un arbre à la devanture de la maison familiale de Ibrahima Diouf. Surpris, il s'est mis à frapper à toutes les portes des maisons environnantes pour informer de sa découverte, en hurlant de toutes ses forces : «Un individu s'est pendu, un individu s'est pendu...». Dans la maison familiale de Ibrahima Diouf, lorsque toute la famille s'est tirée du lit pour se retrouver dans la rue, ce fut le choc lorsqu'ils ont découvert qu'il s'agit bien de l'étudiant avec qui ils ont diné ensemble.
Sous le choc et face à l'image qui était insoutenable pour eux, les proches du défunt ont tenté de couper la corde avec laquelle Ibrahima s'est pendu. Ils en ont été dissuadés par les voisins qui ont conseillé, malgré la douleur de voir le corps d'un proche suspendu, d'attendre l'arrivée de la police et des sapeurs-pompiers. A l'arrivée des sapeurs-pompiers, précédés des policiers de Jaxaay, le corps du défunt a été détaché, après les constats d'usage, puis acheminé à l'hôpital aux fins d'autopsie. Selon les proches du défunt, Ibrahima, étudiant en sociologie à l'Université de Kaolack, se plaignait souvent de problèmes cardiaques (battements accélérés et douleur au niveau du cœur). On ignore toutefois si l'acte qu'il a posé dans la nuit du samedi 9 au dimanche 10, est lié à ses difficultés cardiaques. 
Très affectés par la mort par pendaison de Ibrahima Diouf, ses proches continuent de s'interroger sur ce qui l'a motivé à mettre fin à ses jours. L'étudiant a toujours affiché un comportement normal, prenant même le relais de son papa, décédé il y a un an. «Il continuait de collecter le loyer des maisons laissées par son défunt père et procédait toujours à un partage équitable entre les deux familles de son père qui était polygame. Personne ne s'est jamais plaint de cela, il a toujours eu un comportement exemplaire», a confié sa tante. Un rêve qui s'est envolé pour Ibrahima Diouf. Il était en train de  chercher un passeport afin de trouver le visa pour poursuivre ses études de sociologie en France.
ALASSANE HANNE

Cet article a été ouvert 1014 fois.

Publié par

Namory BARRY

admin

Soyez le premier à commenter

Je m'appelle

Téléchargez notre application sur iOS et Android

Contactez-nous !

Ndiaga Ndiaye

Directeur de publication

Service commercial