Retour sur une folle journée de guérilla urbaine à Dakar

samedi 6 mars 2021 • 284 lectures • 1 commentaires

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Retour sur une folle journée de guérilla urbaine à Dakar

Dakar a renoué hier avec les manifestations et des actes de vandalisme. L’opposition regroupée dans le Front national de résistance (Fnr), malgré l’interdiction de l’arrêté préfectoral, qui avait appelé à manifester, s’était déterminée à mener la bataille jusqu’à la place Soweto. Retour sur une longue journée de guérilla urbaine.

La tension a monté d’un cran hier, dans les artères de la capitale sénégalaise. Le Front national de résistance (Fnr) a engagé le combat contre les «dérives» du régime du Président Macky Sall. Malgré l’interdiction du Préfet de Dakar, Alioune Badara Samb, l’opposition regroupée dans le Fnr s’était déterminée à mener la bataille jusqu’au bout. Mais c’était sans ses leaders, qui ont brillé de par leur absence, exceptés quelques-uns (Babacar Diop du Fds, Thierno Bocoum, entre autres). En soutien à Ousmane Sonko, accusé de viols et de menaces de mort par la masseuse de 21 ans du salon «Sweet Beauty», Adji Sarr, l’opposition avait décidé de manifester hier de la place Washington (Ministère de l’Intérieur) à la place Soweto (face Assemblée nationale). Dès le début de la journée, des jeunes manifestants réclamant la libération du leader du parti Pastef/Les patriotes, Ousmane Sonko arrêté depuis mercredi dernier, ont pris d’assaut les artères de la capitale. C’était le méli-mélo. La ville de Dakar a été défigurée. Des commerces et autres édifices vandalisés par les manifestants. De l’avenue Blaise Diagne en passant par les rues de la Médina jusqu’aux allées du Centenaire ex Boulevard du Général De Gaulle, Dakar a été méconnue. Des pneus brulés, des blocs de pierres et des troncs d’arbre ont jonché les artères de la ville. La circulation interrompue, les commerces fermés. Dakar était presque une ville morte. Durant toute la journée et jusque tard dans la soirée, les jeunes manifestants ont dicté leur loi sur la voie publique. Mais c’était sans compter avec la détermination des forces de défense et sécurité qui ont tenu tête aux manifestants.
Face à la furie des jeunes qui voulaient illico presto accéder au centre-ville, le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a déployé les gros moyens pour maintenir et rétablir l’ordre public. Usant de bombes lacrymogènes, de grenades, des balles blanches ou des canaux à eau chaude, les forces de l’ordre ont tenté de repousser les manifestants. Très déterminés, les jeunes manifestants ont opéré par une guérilla urbaine. Un combat mené par des groupes de jeunes clandestins armés de pierres et d’autres armes blanches pour faire vaciller le Président Macky Sall et son régime. Mais, les forces de défense et de sécurité ont maintenu les manifestants. Le cordon sécuritaire installé à partir de l’autoroute en passant par l’avenue Malick Sy jusqu’à la Corniche ouest a résisté à la furie des jeunes manifestants. La Police, la Gendarmerie, l’Armée et la Garde rapprochée du président de la République ont travaillé en synergie sur le terrain des manifestations. 


Le rappeur Thiat et plusieurs manifestants arrêtés
Le dispositif sécuritaire impressionnant déployé par les autorités a porté ses fruits. Il a permis de contenir les manifestants hors de la zone de délimitation de l’arrêté Ousmane Ngom, sécurisant ainsi le centre-ville de tout acte de vandalisme. Ainsi comme promis la veille, certains leaders de l’opposition ont voulu tenir parole et honorer leur présence aux côtés des jeunes manifestants. Mais ce n’était que courte durée. Car certains comme le rappeur Cyril Touré alias Thiat finiront dans le panier à salade de la Police. Alors qu’il tentait de rallier la place Soweto en face du ministère de l’Intérieur, avec quelques manifestants, le rappeur du groupe Keur Gui, Thiat, par ailleurs membre actif du mouvement Y’en a marre a été arrêté au niveau de Petersen, avant d’être conduit à la Gendarmerie de Thionk. En garde à vue à la Brigade de Thionk, Thiat est accusé de participer à une manifestation non autorisée et trouble à l’ordre public. Son camarade du mouvement Y’en a marre, Fadel Barro explique sur son compte Facebook que Thiat a été violemment interpellé et arrêté par des éléments civils. Fadel Barro : «Thiat a été confié à la brigade de gendarmerie de Thionk par des éléments civils non identifiés qui, après l'avoir brutalement interpellé à 16 heures aux environs de Kër Serigne Bi (Petersen : Ndlr) et exercé les pires sévices sur sa personne, l'ont promené un peu partout à travers la ville à bord d'un véhicule noir aux vitres teintées et l'ont conduit dans un premier temps chez le gouverneur du Palais (Colonel Daouda Diop : Ndlr). Notre préoccupation est cependant ravivée par le sort du jeune Samba Loum, membre du mouvement Y’en a marre dont la destination et le sort sont encore inconnus depuis son arrestation». D’autres membres de Y’en a marre ont été également arrêtés a fait savoir Fadel Barro. 
Dans cette spirale de la violence, un jeune manifestant a été atteint par une balle aux alentours des allées du Centenaire et conduit à l’hôpital Le Dantec. Aux dernières nouvelles, le jeune manifestant aurait perdu la vie. Un drame de plus depuis le début des manifestations mercredi dernier, émaillées d’actes de vandalisme et de pillage des lieux de commerce (les grandes surfaces Auchan, les stations-services Total…). Cette guérilla urbaine fait suite à l’arrestation du leader du parti Pastef/Les patriotes, Ousmane Sonko accusé de viols et de menaces de mort par Adji Sarr, une jeune masseuse de 21 ans du salon «Sweet Beauty». 
 


CHEIKH GUEYE, MAIRE DIEUPPEUL-DERKLE ET MEMBRE DE «TAXAWU-NDAKARU» : Ce qui se passe dans ce pays est une violation flagrante des droits des personnes»


«Nous avons répondu à l’appel du peuple sénégalais. Notre vie n’a de sens que lorsque nous sommes toujours avec le peuple et pour le peuple. Des hommes et femmes se sont battus pour l’avènement de la démocratie et de l’état de droit dans notre pays. Depuis lors, nous avons connus deux alternances, au sacrifice de plusieurs vies humaines. Est-ce qu’il est normal, aujourd’hui, que tout soit par terre ? C’est inacceptable. Ce qui se passe dans ce pays est une violation flagrante des droits des personnes. Nous sommes justement venus pour affirmer notre militantisme et l’état de droit, ainsi que l’approfondissement de la démocratie. Il faut que force reste à la loi. Et la loi, c’est la volonté du peuple sénégalais.»


THIERNO BOCOUM, PRESIDENT DU MOUVEMENT AGIR : «Le gouvernement n’est intéressé que par l’objectif politique et non pour la stabilité et la paix sociale»  


«Nous avons l’impression que le ministre de l’Intérieur n’a pas vu ce qui s’est passé aujourd’hui (hier). Il est plutôt concentré sur l’objectif politique. Au-delà des manifestations politiques, il y a une sortie massive de la jeunesse de notre pays. Et c’est cela qu’il faut décrypter et chercher les moyens d’apaiser la situation, au lieu de jeter de l’huile sur le feu. Nous condamnons cette escalade de violence verbale voulant faire porter le chapeau et tous les torts du monde à Ousmane Sonko. Aujourd’hui, nous constatons que le gouvernement n’est malheureusement intéressé que par l’objectif politique et non pour la stabilité et la paix social. Nous avons marché pour réclamer la libération de Ousmane Sonko et de tous les otages politiques du régime actuel. Nous demandons également la libération de tous ceux qui ont été arrêtés suite à cette manifestation. Nous considérons que la situation actuelle devrait faire en sorte que le régime en face puisse prendre beaucoup plus de hauteur et de respecter l’état de droit et la démocratie.»


MAMADOU DIOP DECROIX, SECRETAIRE GENERAL D’AND-JËF/PARTI AFRICAIN POUR LA DEMOCRATIE ET LE SOCIALISME (AJ/PADS) : «Moi, à la place du Président, ce que j'aurais fait…»


«Le ministre exprime au nom du Président, et probablement de l’ensemble du gouvernement, une extrême fermeté par rapport au contexte. Ils ont tenu à ce que ceci soit très clair dans l’esprit des uns et des autres. J’ai été sur le terrain, cet après-midi, et j’ai vu les populations, surtout les jeunes. Ce que j’ai vu est un message extrêmement fort, qu’à la place du président de la République, j’aurais écouté avec beaucoup d’attentions. J’estime qu’une bonne analyse de la situation aurait pu permettre d’entrevoir des voies qui permettent de sortir de cette situation. Il y a aujourd’hui une exacerbation des contradictions et si cela se poursuit, ça va davantage engager le pays dans des difficultés. C’est ma conviction totale. On est devant une situation assez compliquée. Avec ce mécontentement populaire ambiant, je ne vois pas comment le pouvoir peut utiliser la force pour faire reculer les gens. Les dégâts vont se multiplier et je ne vois pas de recul possible. Dans des mouvements comme ça, ce n’est pas seulement tout le monde qui a la décence. Dans la bataille démocratique que les jeune sont en train de mener, il y a d’autres personnes qui ont d’autres objectifs, comme des bandits et casseurs. Le pays pourrait en souffrir. A la place du pouvoir, j’aurais essayé de voir comment sortir de cette situation. Autrement, de toute manière, s’il fonce, l’opposition va résister. A l’arrivée, ce ne serait pas l’Etat qui gagne. Parce que les contradictions sont très nombreuses et profondes et ont duré très longtemps. C’est avec beaucoup de sagacité qu’on peut s’en sortir, qu’avec le raccourci de la violence d’Etat.»


DETHIE FALL, DEPUTE REWMISTE  : «Il est important que Macky fasse le retour nécessaire…»


«J’en appelle, d’abord, à la haute responsabilité du président de la République. Il faut savoir que rien ne vaut la stabilité et la paix de ce pays. Aujourd’hui, il y a lieu de reculer. Le recul dans de telles circonstances n’est pas un signe de faiblesse, mais ce recul peut être de la hauteur, et c’est cette hauteur qui est attendu de Macky Sall. Il n’a qu’à libérer Ousmane Sonko et les autres détenus. Il ne peut pas réduire à sa plus simple expression l’opposition, c’est une entreprise d’emblée vouée à l’échec. Il n’a qu’à s’orienter vers les priorités pour lesquelles il a été élu, à savoir le chômage à régler à travers des emplois massifs à donner aux populations et régler le problème de la santé et de l’agriculture. Faire en sorte que le Sénégal puisse être positionné aussi bien dans la sous-région que dans la région et être sur les grands chantiers qui vont honorer et rendre la fierté aux Sénégalais et Africains, mais non réduire son gouvernement à l’anéantissement de l’opposition. C’est inutile. Je sais que nous aimons le pays et pense que lui aussi aime le pays. Pour l’amour que nous avons tous pour ce pays-là, il est important qu’il fasse le retour nécessaire. C’est ce qui est attendu de lui.»


La parade de Macky au mileu des manifestations 
Sa descente sur le terrain a surpris plus d’un hier. Et c’est au moment où on s’y attendait le moins. Pendant que la capitale était prise dans un étau de violences, le président de la République, Macky Sall accompagné de sa garde rapprochée, a sillonné quelques artères de Dakar pour constater de visu les stigmates des manifestations d’hier vendredi. Après avoir quitté le Palais, le chef de l’Etat et sa garde rapprochée ont emprunté les avenues Lamine Guèye, Blaise Diagne puis Malick Sy avant de faire demi-tour au niveau du rond-point de la Radiotélévision sénégalaise (Rts). D’après des sources de L’Observateur, le Président Sall qui était calfeutré dans son véhicule voulait conforter les Forces de défense et de sécurité sur le terrain des manifestations, mais également constater les actes de vandalisme perpétrés par les manifestants.  «Le président de la République après avoir présidé le Conseil présidentiel sur la grande muraille verte, accompagné de quelques éléments de sa garde rapprochée est descendu sur le terrain vers 16 heures, pour constater de visu la situation. Il est resté dans le véhicule pendant toute la durée du trajet parce qu’il voulait se faire discret», nous confient des proches du chef de l’Etat. Seulement la garde rapprochée du président de la République a prêté main-forte aux éléments des forces de l’ordre et de sécurité déployés sur le terrain pour contenir la furie des jeunes manifestants réclamant la libération du leader du parti Pastef/Les patriotes, Ousmane Sonko, accusé de viols et de menaces de mort par Adji Sarr, la jeune masseuse de 21 ans du salon «Sweet Beauty». 



DISPOSITIF SECURITAIRE : Le centre-ville dakarois «bunkerisé» 
A part quelques heurts notés aux abords des Avenues Blaise Diagne et Sandiniéri de Dakar, desservant le centre-ville, le calme a régné hier vendredi 05 mars 2021, dans le centre des affaires de Dakar. Les marcheurs qui avaient décidé de «piétiner» l’arrêté Ousmane Ngom en marchant du ministère de l’Intérieur, à l’Assemblée nationale, n’ont pu y accéder. Pour cause, les forces de l’ordre et de sécurité avaient quadrillé tous les axes jouxtant la place Washington et celle de Soweto. En tenues anti-émeutes et armés jusqu’aux dents, les hommes en bleu ont déroulé un important dispositif sécuritaire aux alentours du Palais présidentiel. Venus en renfort, les flics et militaires ont ceinturé le centre-ville dakarois. Des escadrons de l’Armée ont même été placés sur tous les points et coins stratégiques menant en ville, notamment la devanture de la Rts1 et Poste Médina. 



Keur Massar : Le corps d’un manifestant retrouvé dans les décombres de Auchan


Le corps calciné d’un jeune pris dans le piège des flammes lors du pillage du magasin Auchan de Keur-Massar a été retiré des décombres hier vendredi.  Les détails d’une découverte macabre. 


La liste des individus tués au cours des manifestations qui ont suivi l’arrestation de Ousmane Sonko, le leader de Pastef/Les Patriotes, s’est encore allongée. Et cette fois, c’est du côté de la commune de Keur-Massar dans la banlieue, que le décompte macabre a eu lieu, avec la découverte du corps sans vie d’un jeune manifestant à l’intérieur du magasin Auchan pillé et incendié la veille par les manifestants. Une découverte qui a eu lieu hier vendredi, aux premières heures de la matinée. Des témoins restituant la scène de la découverte macabre confient : «C’est au moment du déblayage que le corps de l’individu a été retrouvé dans les décombres. Un corps de sexe masculin complètement calciné». Toujours selon les mêmes témoins, le défunt est un jeune manifestant âgé environ de 18 ans qui s’est introduit dans le magasin au moment du pillage et qui hélas a été pris dans le piège des flammes. «Il a eu certainement des difficultés à se frayer un chemin lorsque les assaillants ont subitement mis le feu au magasin», a soufflé hier, un membre de l’équipe qui a procédé aux premiers constats, avant que le corps ne soit acheminé vers l’hôpital. Jusque-là, le corps n’a pas encore été identifié. Ils étaient encore des centaines de manifestants dispersés dans tous les coins de la banlieue pour exprimer leur colère par des scènes de saccages et de pillages.


Parcelles Assainies : Des malfaiteurs infiltrent les manifestants et poignardent à mort un jeune vendeur de carreaux
Aux Parcelles Assainies, un jeune vendeur de carreaux pris à partie par des malfaiteurs ayant infiltré la foule de manifestants a été poignardé à mort. Le film d’une agression mortelle. 
En enfourchant son scooter pour déposer sa cousine à Grand-Yoff et faire une commission pour le compte de son grand-frère, le jeune Cheikhouna Ndiaye était certainement loin de se douter que son chemin allait croiser celui des manifestants et qu’il allait y laisser la vie. En effet, tard dans la nuit du mercredi au jeudi, alors qu’il revenait d’une commission, Cheikhouna Ndiaye contourne le rond-point «case Bi» et emprunte les deux voies qui mène vers Cambérène. Au bout d’une cinquantaine de mètres, le jeune vendeur de carreaux est pris en étau par une foule de manifestants, parmi lesquels des agresseurs notoires. Lorsque ces derniers se dressent devant lui pour lui barrer la route afin de le dépouiller et lui arracher son scooter, Cheikh leur oppose une vive résistance qui finit par énerver l’un des malfaiteurs. D’un coup vif, ce dernier exhibe un couteau et le frappe à la poitrine dans la région du cœur. Cheikh s’écroule, se vide de son sang pendant que les manifestants poursuivent leur chemin. Ce n’est que plus tard qu’il a été découvert, inerte, baignant dans son sang. La police des Parcelles Assainies alertée a procédé aux constats d’usage, suivis de l’acheminement du corps sans vie du jeune carreleur à l’hôpital. Le rapport d’autopsie sorti hier et parcouru par L’Obs fait état d’une «mort survenue à la suite d’une blessure sur le côté gauche de la poitrine (cage thoracique) occasionnée par un objet contondant tranchant et long». Le malfaiteur auteur du coup fatal et ses complices n’ont pas été retrouvés. Une enquête est ouverte par la police des Parcelles Assainies.


La Banque Atlanlique de Mbao attaquée, une forte somme d’argent emporté, un des assaillants arrêté avec 750 000 francs CFA
Dans la nuit du jeudi 04 mars au vendredi 05 mars 2021, des malfaiteurs ont profité de la mise à sac de la Banque Atlantique de Mbao par des manifestants pour faire main basse sur le coffre. Ces malfaiteurs qui avaient bien planifié leur coup, ont volontairement incité les jeunes manifestants à saccager la banque. Puis au moment où les jeunes manifestants quittaient les lieux, ils ont pris le relais, fouillé les bureaux et réussi à mettre la main sur une forte somme d’argent. Surpris par l’arrivée d’une patrouille de la gendarmerie de la Zone Franche Industrielle située à un jet de pierres, les malfaiteurs ont pris la fuite, chacun allant de son côté. L’un d’eux, moins chanceux, a été arrêté par les gendarmes en possession de 750 000 FCfa. Il est conduit à la brigade où il a été placé en garde à vue. De même, les responsables de la Banque Atlantique ont été entendus par les enquêteurs. Dans la même zone, au cours de la même nuit, des agresseurs parmi des manifestants qui avaient réussi à incendier la Station Total située non loin du foirail, ont été interpellés par la gendarmerie de la Zone Franche industrielle


Golf-sud : L’hypermarché SupEco pillé, des charretiers se servent
A Golf Sud à la cité Aliou Low, ce sont les charretiers qui se sont le plus illustrés lors du pillage du centre commercial SupEco qui a ouvert ses portes il n’y a pas très longtemps. Arrivés par vagues sur les lieux, les charretiers, armés de pelles, d'arrache-clous et de marteaux, ont réussi à faire sauter les verrous du dépôt pour mettre la main sur un lot de produits alimentaires. Des produits qu’ils ont vite chargés sur leurs charrettes avant de quitter les lieux à toute...vitesse.
FALLOU FAYE, IBRAHIMA KANDE, ALASSANE HANNE

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Publié par

Namory BARRY

admin

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